L'intelligence économique ? Plus qu'un concept : une grille de lecture innovante du monde contemporain ...
Publi� le 20 octobre 2005

Jonathan Soisson de l'EGE [1] tente de donner un axe de lecture de l'intelligence économique d'aujourd'hui.

Le résumé suivant a été créé automatiquement grâce à Copernic Summarizer [2]. Cela sera donc l'occasion de tester le logiciel.

Copernic Summarizer présente une interface simple qui s'intègre dans les logiciels existants : netscape, internet explorer, Microsoft Word et est capable de lire les formats HTML, doc, rtf, pdf, txt. On peut choisir la taille du résumé en pourcentage ou en nombre de mots. Un cadre affiche ce qu'ils appellent des concepts, en réalité, des mots clés extraits du document. On peut ensuite exporter le résumé sous différents formats.

Voici le résumé du document en prenant 10% du contenu. On remarque que les titres n'ont pas été repris. Ce qui est bien dommage à mon sens car ils permettent de comprendre la structure du document.

L'intelligence économique suscite d'innombrables débats, essais de définition et commentaires théoriques nécessaires à la cristallisation de la discipline et à la mise en place de structures opérationnelles (publiques et privées).

Deuxièmement, il sera nécessaire d'explorer clairement la configuration opérationnelle globale de l'intelligence économique, laquelle la laisse d'abord apparaître comme un ensemble de savoir-faire, ainsi que comme une politique publique.

L'intelligence économique, notion dont la presse s'est emparée récemment, s'enracine dans un faisceau de dynamiques, en interaction constante, qui se manifeste globalement par un déplacement du centre de gravité de l'histoire de la géopolitique vers la géoéconomie.

Ensuite, la fin de la Guerre Froide a provoqué une révolution de la confrontation des intérêts de puissance sur la scène internationale.

Non seulement il importe de savoir obtenir des informations (guerre pour l'information), mais aussi d'en « organiser » la rareté pour ses rivaux (guerre contre l'information) et d'en orienter le sens (guerre par l'information), le but étant de construire ainsi un avantage compétitif.

Il ressort de cette analyse que l'intelligence économique est tout autant une pratique qu'un concept ; il faut même affirmer qu'elle constitue un état d'esprit.

En somme, l'intelligence économique peut se définir comme un ensemble de savoir-faire transdisciplinaires (veille, sécurité économique et influence) générant un avantage concurrentiel stratégique, mis en Å“uvre dans un environnement sociopolitique optimisant ces pratiques par l'effet catalyseur d'une politique publique appropriée, le tout s'exerçant dans un contexte géoéconomique, voire « géo-informationnel », hautement conflictuel...

S'attelant à comprendre les mécanismes de cette transformation, quelques pionniers ont contribué à définir une nouvelle grille de lecture baptisée « Intelligence Economique ».

donc vaincre ce que l'on pourrait appeler le « syndrome Farenheit », lequel associe la perte du savoir à celle du pouvoir dans la conscience des dirigeants des entreprises stratégiques.

Pour veiller au respect de cette nouvelle territorialité, le faisceau décisionnel doit nécessairement venir du plus haut niveau possible afin de couvrir au mieux et de la façon la plus globale les périmètres nationaux.

L'enjeu pour l'Etat est à la fois interne et externe.

mutualisation des connaissances, externe car il doit, grâce à l'évaluation des critères de nationalité des entreprises (structuration financière, stratégies de recherchedéveloppement, territorialité, environnement institutionnel, origine culturelle du management), veiller à protéger ses atouts économiques dans la compétition internationale.

élaborer et mener une politique publique d'intelligence économique autour de cinq priorités : l'identification du périmètre stratégique de l'économie nationale et européenne, la coopération nationale de la sphère publique et du secteur privé, la formation de ses élites à l'intelligence économique, la construction d'une stratégie de puissance, le renouvellement de ses outils de rayonnement.

L'Intelligence Economique dévoile à l'intérieur d'un paradoxe (la défense d'un territoire traditionnellement en dehors de sa juridiction directe) un enjeu majeur.

Il ne s'agit pas de centralisation, il s'agit de confier la stratégie d'une nation à l'autorité la plus légitime pour l'élaborer et disposant du plus grand nombre d'outils nécessaires à sa mise en Å“uvre.

Cela fait d'elle une discipline à vocation stratégique qui applique sur un terrain dématérialisé (les échiquiers économique et informationnel) des outils et méthodes nés dans la poussière des combats et la lumière tamisée des étatsmajors ainsi que sur les campus des universités enseignant les sciences de gestion.



La suite sur le site de Infoguerre

[1] Ecole de Guerre économique

[2] Logiciel permettant d'extraire des résumés automatiques