L'Agile çà marche !
Publi� le 20 décembre 2007

J'ai participé aux rencontres Agile 2007 et elles ont été riches d'enseignement ! J'ai découvert assez tardivement l'existence de cette rencontre (dont voici le programme) et j'ai d'ailleurs bien failli ne pas participer puisque j'avais une entrevue de réponse à appel d'offre l'après-midi. J'en ai donc profité pour inviter le collègue qui m'accompagnait à ce rendez-vous.

Nous sommes arrivés après le début des présentations cause contraintes horaires SNCF et nous n'avons donc pas assisté à la présentation d'M6 (par l'adjoint au DSI) qui m'aurait bien intéressé. Je suis un sympathisant de l'Agile depuis un certain temps et je l'ai déjà mis en pratique très partiellement.

Nous avons pu assister à la présentation de la méthode SCRUM par le spécialiste français et toulousain de son état : Claude Aubry. Il a une expérience de plusieurs années dans l'introduction des méthodes Agile dans ses projets. Il a balayé la théorie de SCRUM : son organisation humaine et technique. De nouveaux mots clés sont apparus : product owner, scrum master, équipier, planning poker, sprint, backlog, vélocité, etc. Je me rends compte que j'utilise déjà l'Agile dans mes projets notamment dans le fait que je fais valider les charges prévisionnelles par les équipes.

Ensuite, ce fut l'intervention de Christophe Addinquy, le directeur de projet [1] des éditions vidal. Il est passé en full Agile (SCRUM) depuis 2006 ! Il a expliqué que cette méthode permet de tenir les délais sur les nouvelles éditions.

L'intervention suivante fut très originale. Eric Mignot, consultant ScrumMaster de la société Pyxis, a intégré SCRUM au sein d'Orange, filiale de France Telecom. D'abord il n'a pas voulu de micro ni de vidéoprojecteur. Il a pris le paperboard. Pour présenter son projet il affirme que lorsque le client lui a donné un cahier des charges de 200 pages pour un projet sur 5 semaines, il l'a mis directement à la poubelle ! et leur a dit qu'il ne s'engageait pas sur la totalité des fonctionnalités demandées ! Après cela, il s'est fait insulter pendant une journée et ensuite il a parlé de SCRUM le reste du temps. Sa démo s'est déroulée comme un projet SCRUM. Il a noté sur le paperboard les items que l'assemblée a priorisé [2] (comme dans la méthode). La fin de la démo fut couronnée par une salve d'applaudissement.

Gery Derbier, manager ingénieur a employé la méthode Crystal Clear pour gérer la partie informatique d'un gros chantier de mise en place d'un centre de tri postal. Crystal est une méthode moins opérationnelle que les autres et il faut dire que moi et mon collègue n'avons pas capté grand chose.

On a du partir malheureusement avant la présentation de Oana Juncu, directrice de projet Agile. Ensuite un sandwich et hop boulot !

Conclusion

Je retiens que l'agilité suppose une participation active et équitable [3] du client (et bien sûr de sa hiérarchie). Lorsque beaucoup d'intervenants sont en cause pour la maîtrise d'ouvrage, il devient peu crédible d'appliquer des méthodes Agile. Pour les gros projets, par contre, il est tout à fait possible de les découper en sous projets et d'en gérer certains avec les méthodes Agile (une façon de les introduires dans les grands comptes ?).

Résultat

Mon collègue a été emballé et ces rencontres m'ont conforté dans mon opinion et mes espoirs : l'Agile çà marche !


[1] Assez fashion il faut le dire.

[2] A l'aplaudimètre, sisi !

[3] Entendez par là non contractuelle.